La solophobie, c’est fini !

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Avant de partir à New-York, à Chicago, aux Etats-Unis tout court, le seul divertissement que j’osais faire seule était les boutiques… J’ai toujours eu une frousse bleue d’être seule! Une crainte que j’ai intimement nommé : ma SOLOPHOBIE (nom féminin : la grosse peur d’être solo quoi !) 

La solophobie, à toutes les sauces : 

* Dans la rue : Oui, j’ai jalousé à plusieurs reprises les groupes d’amis, les couples puant le bonheur. Oui j’ai haï ma paranoïa des regards braqués sur moi « parce que je suis seule. »

* En amour : Sans jugeote, j’ai fait perdurer dans le temps quelques histoires d’amour pas si tournoyantes que ça. Comme s’il était préférable d’être malheureuse en couple plutôt que d’être seule.

* Au cinéma : J’ai déjà dit à une ancienne collègue d’un air ébahie : « Mais ça ne te rend pas triste d’aller au cinéma seule? » Car personnellement c’était au dessus de toutes mes forces.

* Le week-end : J’ai déjà dramatisé les vendredis soirs, les samedis, les week-end quand j’étais seule. Je ne sortais pas de chez moi et je jouais à la mélancolique. Comme si ma vie était une comédie dramatique. Comme si je l’avais raté. 

Ça n’est plus un secret : la solitude a été le défaut de 24 années de ma vie, la phobie de mes week-end et l’anxiété de mes soirées. Après de nombreux moments accrochés à mon téléphone, dans l’attente d’un signe, d’un message, d’une notification qui me montre que quelque part dans le monde on pense à moi. Des temps, à attendre, à perdre du temps… Puis un jour, un déclic et badaboom. C’est dire, j’ai même eu du mal a mettre des mots sur ces « solo-souvenirs »!

Voyager seule, il y a quelques mois de ça ça ne m’aurait à peine effleuré l’esprit. Poser mes pieds sur le territoire Américain a déjà changer gros à ma vie. Ici, je suis « seule » et je prends davantage de plaisir à faire les choses. J’apprécie me perdre dans des rues seule, photographier seule, découvrir seule, respirer seule, j’apprécie l’aventure seule. La preuve est que tout naturellement je suis rentrée seule dans un restaurant de SoHo et j’ai demandé « A table for one, please ». A d i e u l a s o l o p h o b i e. 

  • Passer à côté de bonnes adresses parce qu’on attend quelqu’un pour les tester avec soi : F I N I.
  • Louper une chouette exposition parce qu’on attend quelqu’un pour la partager avec nous : F I N I.
  • Ne pas prendre ses billets pour un week-end à des centaines de kilomètres parce qu’on attend quelqu’un pour s’envoler avec nous : F I N I. 
  • Samedi 20h, ne pas sortir boire une bière parce que notre meilleure amie n’est pas dispo : F I N I. 
  • Ne pas aller voir « Célibataire mode d’emplois » au cinéma parce qu’aucune copines n’est dispo ce soir là : F I N I.
  • Ne pas voyager parce qu’on attend de partager les paysages avec quelqu’un : F I N I.
  • Courir après ses rêves et ne pas y croire parce qu’on à peur de se lancer seule : F I N I.

Ces lignes là peuvent faire flipper. On pourrait croire que je tire dans les extrêmes que je ne sais pas trouver de « juste milieu! » Non, je m’en sors bien. Oui, je reste moi-même, la plus heureuse de partager des instants avec mes amies, avec des connaissances ou de nouvelles rencontres. J’ai seulement découvert qu’il ne faut plus hésiter à ne compter que sur soi-même. J’ai seulement compris qu’il y a tellement de choses à vivre en une si courte vie, qu’on a plus le temps d’attendre les autres.

Peut-être qu’un jour, nous serons deux… SIGNATURE-JUSTINE-LOURENCO

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Willis Tower, Chicago.

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Justine Lourenço
J'ai 23 ans et après Metz et La Rochelle, je me suis installée à Lyon depuis un an. Je suis Social Media Manager en agence (ça doit être ça la raison du pourquoi je suis vachement sociable -rire-) ! Sociable, mais aussi très curieuse, férue de mode et de tendances. Le tout donne un mélange explosif qui commence par www.

11 Comments

  1. Hellooo Justine !

    Je picore ça et là tes articles (disons que ceux sur la mode, bon, tu ne m’en voudras pas de ne pas les lire :D) et celui-ci, j’adore !
    Grand professionnel des voyages solitaires (par choix ou par défaut, c’est selon…), ton article me parle particulièrement. Si je reprends tes termes, je suis à la fois « solophobe » et « solophile », ça dépend des fois, et je ne peux qu’adhérer à ta logique, qui nous permet de profiter beaucoup plus de ce qui nous entoure !

    Et ne nous leurrons pas, on l’est tous solophobes, et on est tous beaucoup plus confrontés à ces moments solitaires qu’on ne le pense, on ne les étale juste pas comme les autres activités où on est accompagnés… C’est un sujet que je pourrais méditer longtemps, mais je vais m’arrêter là !

    A bientôt Justine, le voyageur solitaire que je suis te souhaite de profiter à fond 😀

    Pierrot.

  2. Hello my love,
    Bizarre de lire cet article venant de toi qui n’a jamais aimé être seule. Le cap est franchi et c’est tant mieux…. Ne jamais attendre après quelqu’un tel un train vers une destination qui ne viendra jamais ! Bouf la vie à pleine dent que tu soit seule ou accompagnée….. Bravo à toi pour tes choix et plus particulièrement celui de ton départ pour les USA. Ton article aidera peut-être d’autres à franchir ce cap, celui de ne plus être seule. J’ai moi même vécu la solo phobie et j’ai toujours les pieds sur terre. Encore un article que j’ai lus avec grand plaisir, avec quelques frissons…. Ce tellement tu fais vivre tes ressenties et émotions….. Take care my baby!!! I miss you

  3. Je comprends que la solitude effraie, c’était mon cas. Mais maintenant, tout comme toi, j’apprécie ces moments. Ils me permettent de me concentrer sur moi, de faire ce qu’il me plaît. Aller au cinéma ou au café seule ne veut pas dire être sans amis. La société met une pression telle que l’on se sent constamment obligé de tout partager sur les réseaux sociaux ou avec des gens physiquement présents. Mais la vie est d’abord une aventure individuelle, et je pense qu’avant d’être en mesure de partager pleinement des moments de sa vie, il faut la vivre soi même. Bisous, Marion, Chronicles of Marion.

  4. Je pense qu’on apprend à apprécier certaines choses quand on se rend compte qu’on a besoin de personne pour être heureux.
    Moi je profite à fond de ma vie de célibataire, besoin de personne pour faire ce dont j’ai envie, rien ne me freine.
    C’est cool que tu aies eu ce déclic, tu en parles très bien :)
    Et… tu m’as donné envie de sauter le pas pour voyager seule!

  5. Salut !

    Très chouette article ! :)
    Je pense qu’il est important d’apprendre à vivre seule.
    Si on est bien seule, alors ça veut dire que l’on s’accepte telle qu’on est.
    Il ne faut pas avoir peur de la solitude, car au fond, ça fait toujours du bien de se retrouver avec soi-même. :)

  6. Woaw je suis exactement comme toi. Enfin… Comme tu étais, vu que j’ai toujours peur. Aller au ciné seule me parait tellement triste ! Et j’ai déjà tellement de mal à commander au restaurant maintenant que je suis à l’étranger que ça m’encourage encore moins à y aller seule.
    J’admire ton changement ! Mais je n’ai pas bien saisi le déclic. Il faut juste se forcer un peu ? Se dire que c’est normal ? Je ne sais pas si je vais y arriver mais tu m’as motivée pour essayer encore !

    1. Hello Adèle,

      Pour le déclic, je dirais que je n’ai pas eu le choix. J’ai fais la liste de toutes les choses que j’allais manqué si je continuais à attendre les autres pour vivre. Crois moi, ça m’a vite motivée. Et je te conseille de le faire ! :)

      Je pense que j’ai été prête à ce changement une fois que je me suis sentie vraiment bien dans ma tête.
      Courage,

      Justine

  7. J’aimerai tellement pouvoir dire pareil, mais j’en suis toujours à me refuser des choses parce que je suis seule. Je suis à Los Angeles, il y a des centaines de choses à voir / faire et je ne le fais pas parce que seule je n’y arrive pas. J’ai récemment laissé passer 2 weekends tous frais payés à San Diego parce que j’étais seule. Aller manger au resto toute seule je peux pas, faire certaines sorties non plus. Je vais à des concerts seule, c’est l’unique chose. Mais tout le reste je m’en veux parce que je sais que le jour ou je partirai d’ici j’aurai d’énormes regrets, mais à aujourd’hui j’ai pas ce déclic qui me fait dire « merde » aux gens et me lancer.

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